Végétaliser le bâti existant : regards croisés sur le cas de Paris et des copropriétés
Dernière mise à jour : 9 sept.
MONITEUR opérations immobilières numéro 179 de novembre 2025 co-écrit avec Agnès LEBATTEUX, Avocat Zurfluh Lebatteux Sizaire.
La végétalisation des toitures et des façades apparait comme un des moyens d’adaptation des villes au changement climatique, car celles ci sont exposées à des vagues de chaleur de plus en plus longues et plus fréquentes. A Paris, la hausse de température moyenne d’ores et déjà constatée est de 2,3 °C entre les périodes 1873-1902 et 2000-2019, et cette évolution ne peut qu’aller en s’accélérant, les petits Parisiens devant s’attendre à connaitre le climat de Séville en 2050. Ainsi, dans un scénario « intermédiaire », le nombre annuel de jours caniculaires passerait à 22 en 2050, alors que le nombre de nuits tropicales serait quadruplé (20 nuits et demie en moyenne par an). Et Paris pourrait connaitre des pics de chaleurs à 50°C…..[1]
En effet, la ville est soumise à un microclimat liés aux « îlots de chaleur urbain » (ICU) : la forte minéralisation de la Ville, qui accroit le rayonnement solaire, a pour conséquence des différences de températures de 2,5 °C en moyenne annuelle entre Paris et les zones rurales voisines, avec des pics pouvant aller jusqu’à 6°C de différence pendant les canicules. Paris serait en outre la capitale la plus mortelle d’Europe en cas de forte chaleur, du fait de ses fameux toits en zinc[2], sous lesquels la température peut atteindre 47° C….
[1] Mission d’information et d’évaluation du Conseil de Paris « Paris à 50 degrés : s’adapter aux vagues de chaleur », avril 2023
[2] Excess mortality attributed to heat and cold: a health impact assessment study in 854 cities in Europe Masselot, Pierre Achilleos, Souzana et al.The Lancet Planetary Health, Volume 7, Issue 4, e271 - e281,
La suite à lire dans le numéro.





Commentaires